
La relation entre loi[2] et la moralité est une enquête philosophique complexe qui examine les fondements, les similitudes et les distinctions entre les normes juridiques et morales. Bien qu'elles prescrivent toutes deux des normes de comportement, les normes juridiques se concentrent sur la conduite extérieure évaluée objectivement par les autorités, tandis que les normes morales s'intéressent au comportement subjectif des individus. Des chercheurs tels que Fábio Konder Comparato, Simone Goyard-Fabre et des théoriciens brésiliens du droit comme Miguel Reale ont largement exploré cette intersection. Les perspectives philosophiques de Kant, Rawls et Perelman mettent l'accent sur les liens nuancés entre justice[1]l'éthique et les systèmes juridiques. L'interaction révèle que si les normes juridiques peuvent refléter des valeurs morales, elles n'en demeurent pas moins distinctes. La théorie juridique continue d'étudier la relation dynamique entre le droit et la morale, soulignant la nécessité de poursuivre la recherche universitaire pour comprendre leurs liens complexes et leur nature évolutive.
La question de la loi et morale transcende l'objet même de la science juridique pour devenir une question propre à la connaissance philosophique, notamment une question relative à la justification du droit et à la recherche de son fondement. A justiceEn ce sens, elle serait comprise comme un principe et le problème de la moralité du droit. Une similitude est reconnue entre les normes juridiques et les normes morales, qui toutes deux prescrivent une certaine action ou abstention (caractère prescriptif), lient des obligations et établissent des obligations de manière objective.
La différenciation la plus célèbre entre les normes juridiques et les normes morales est que les normes juridiques concernent l'externalisation de la conduite d'un sujet, tandis que les préceptes moraux concernent la aspect subjectif du comportement de l'individu, c'est-à-dire de ce qu'il pense. Par exemple, il est établi que personne ne peut, dans le cadre de la droit pénald'être puni pour ce que vous pensez (crimes contre l'esprit), alors que d'un point de vue moral, le sujet peut être socialement sanctionnéEn effet, elle viole une norme morale, même si elle n'a pas de conséquences juridiques.
Une deuxième différence concerne l'organisme qui qualifie (reconnaît) la comportement La moralité d'une action est conçue comme étant dans l'esprit (subjectivité) de la personne qui la fait, alors qu'en droit, le comportement sera objectif, c'est-à-dire qu'il sera qualifié par une autorité extérieure à l'individu. Par exemple, lorsqu'une personne commet un crime, en violant une loi ou un règlement, elle est condamnée à une amende. norme juridiqueVotre comportement sera examiné, poursuivi et éventuellement puni par les autorités judiciaires.
Une troisième différence entre le droit et la morale réside dans le fait que les normes juridiques, pour exister, doivent être délibérées et promulguées par la loi et le droit. État. Les normes morales, cependant, ne doivent pas passer par de telles procédures.